Quand la loi viole le droit, la résistance et la désobéissance civile sont légitimes !

CRSGrammont

Les CRS, gaz lacrymogènes en main, empêchent les manifestant.e.s d’approcher de la journée sioniste du 24 juin 2018 dans le parc municipal de Grammont (Montpellier).

Les CRS protègent la tenue de la 41 ème journée sioniste du CCCJM. Cette fête qui commémore la « réunification de Jérusalem » et « Jérusalem capitale d’Israël » est une manifestation publique qui viole ouvertement le droit international.  En autorisant cette manifestation et en la protégeant, l’État français se fait complice de cette violation du droit international.

UNE IMAGE REFLET FIDÈLE DE L’INJUSTICE

Quand la loi viole le droit

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Manifestation contre la journée sioniste le 24 juin 2018 à Grammont.

Tout au fond en toute tranquillité à l’abri des regards et à l’ombre d’un parc magnifique, gracieusement prêté par la municipalité se déroule la prétendue journée de Jérusalem.

A l’entrée du parking au niveau du bâtiment jaune (Zénith), le service d’ordre appointé par consulat israélien, le CRIF etc. doublé des nervis de la LDJ filtre soigneusement les véhicules qui entrent.

Viennent ensuite les CRS dont une vingtaine barrent la route aux manifestant.e.s pendant que d’autres attendent dans des fourgons à l’intérieur du parking. Mobilisés en masse ils sont là pour bloquer les manifestant.e.s à plus de 800m de la « fête sioniste » afin que le bruit des slogans ne gêne pas.

Enfin les manifestant.e.s, non-violent.e.s  des jeunes et moins jeunes, qui ont marché un kilomètre sous le soleil scandent leurs slogans sous les nombreux drapeaux palestiniens.

Il y a d’un côté l’État, la loi qui le doigt sur la gâchette des bombes lacrymogènes, les boucliers de protection en avant qui  non seulement,  autorisent un événement condamné par  3 résolutions de l’ONU et les peuples du monde entier (prétendre que Jérusalem est la capitale d’Israël), mais assurent et garantissent son bon déroulement. L’État français via sa police se fait le complice des violations du droit de l’État d’Israël et gardien de son l’impunité. L’État viole le droit et sa police fait exécuter cette violation.

Et de l’autre côté, en face, il y a des manifestant.e.s on-violent.e.s qui demandent et exigent l’application du droit international, c’est à dire l’application des résolutions de l’ONU et l’application des droits humains. Ceux-là sont traités comme des voyous, tenus à distance et sous la menace.

Un exemple concret de discrimination et d’atteinte à la liberté d’expression

Pendant plus de 10 ans sous 3 maires différents le stand Palestine était toléré place de la Comédie sans demande d’autorisation. profitant de la plainte injustifiée de la LDH contre deux porte-parole de BDS Montpellier, la LICRA, et les sionistes de Montpellier ont mené campagne et obtenu sans difficulté du Maire, M. Saurel qu’il suspende cette tolérance. En 2017 3 associations ont déposé 5 demandes d’autorisation de stand Palestine place de la Comédie. Toutes ont été refusées pour de fallacieux prétextes. Depuis la Campagne BDS FRANCE Montpellier désobéit et s’installe malgré les interdictions. La municipalité et plus récemment la préfecture, parfois les deux en même temps, s’acharnent à verbaliser la présence du stand BDS France. Depuis le 30 mars, début de la Grande Marche du Retour, la police a dressé 8 PV pour occupation illégale de l’espace public.

Chacun a pu constater que seul le stand BDS est verbalisé. En 2016, Nuit Debout tenait son stand à 2m de celui de BDS sans avoir jamais été inquiétée. Les chanteurs, vendeurs de babioles et autres associations ou groupes qui font l’animation et le charme de la place ne sont jamais inquiétés non plus- et tant mieux -. La discrimination est flagrante et chacun peut la constater chaque samedi.

Verbalisés pour avoir fait du bruit lors d’une manifestation !

Dernièrement nous avons eu reçu un PV avec une amende forfaitaire de 86€ à payer. Description de l’infraction : « Emission de bruit portant atteinte à la tranquilité du voisinage ou à la santé de l’homme ».  Lieu place de la Comédie et heure mentionnée : 16h01.

détail bruit

Or pour le 19 mai le comité BDS avait dûment déclaré  une manifestation en préfecture ! et à l’heure dite la manifestation avait quitté depuis 30mn la place de la Comédie. La Campagne BDS FRANCE Montpellier est donc verbalisée pour « avoir fait du bruit » pendant une manifestation ». Le harcèlement du comité est flagrant.

Tout ça pour empêcher que soient dénoncés, place de la Comédie, les crimes israéliens et la complicité de la municipalité et de la préfecture qui dans la suite des maires et préfets précédents développent la collaboration avec l’apartheid israélien.

Notre réponse est simple, nous sommes du côté du droit, notre combat est légitime car nous luttons contre les injustices dont les palestiniens sont victimes. Vous prétendez représenter la loi alors même que vous violez la loi quand vous soutenez la journée sioniste qui proclame Jérusalem capitale d’Israël. Vous prétendez représenter la loi mais vous détournez la loi pour attenter à notre liberté d’expression et nous attaquer « au portefeuille » en nous assommant de PV absurdes (faire du bruit lors d’une manifestation!!).

Nous résistons et résisterons, nous désobéissons et désobéirons pour préserver la liberté d’expression et le droit de dénoncer les crimes de l’apartheid israélien place de la comédie en particulier.

 

 

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