LDH : DÉSINFORMATIONS ET LEURRES (2)

Contrairement à la désinformation répandue : LA  LDH34 ET LA DIRECTION DE LA LDH, ONT DÈS LE DÉBUT CONSIDÉRÉ SAADIA ET HUSEIN COUPABLES ET ONT REFUSÉ TOUTE  EXPLICATION OU DIALOGUE EN VUE D’UNE ISSUE POSITIVE.

panneaux

Un des arguments majeur utilisé par la LDH34, puis par la direction de la LDH pour justifier le maintien de la plainte est que Saadia et Husein, tout comme le comité BDSF34, ont refusé dès le début, tout dialogue, toute explication. « Ils (BDSF34) ont refusé toute rencontre, toute réunion, n’ont pas répondu aux mails de LDH34, ni à sa proposition de réunion avec les partenaires etc. » Ce refrain nous est servi encore aujourd’hui avec cet autre couplet sur les autres refus. Refus de s’excuser publiquement, refus d’enlever les posts rapidement, refus de condamner publiquement le texte, refus de publier un texte distinguant antisionisme et antisémitisme, refus de reconnaître publiquement la faute politique…

Nous pensons en effet, que s’il y avait eu rencontre, dialogue, discussion, explication, avec les deux intéressés, les membres du comité BDSF34 et la présidente de la LDH34 qui est à l’initiative de la plainte, nous aurions trouvé un terrain d’entente qui aurait évité cette plainte injustifiée, irresponsable et préjudiciable pour l’ensemble du mouvement de solidarité à la Palestine. Ceux qui ont refusé cette rencontre portent une lourde responsabilité dans cette affaire.

La LDH34 a répandu partout en interne comme en public que le comité BDSF34 a refusé le dialogue. C’est exactement l’inverse qui s’est produit ! Jugez-en vous-même :

Le 6 août, en début d’après-midi, constat d’huissier en poche, la présidente de LDH34 a contacté Jean-Paul Nunez, pasteur,  (ancien délégué Régional de la CIMADE) pour l’informer des posts de Saadia et Husein sur FB et lui annoncer que la LDH portait plainte. Contactés dans l’après-midi par Jean-Paul Nunez, Saadia et Husein ont découvert le texte ignoble attaché à la photo et ont immédiatement effacé les posts de leur mur.

Nous sommes le lendemain matin, 7 août vers 9h, ( voici à quelques mots près une partie de ce qu’a été la conversation entre José Luis Moraguès et la présidente de LDH34.)

 SOPHIE MAZAS (embarrasée) : « heu…J’ai saisi mon national en fait, je suis un
peu emmerdée, parce que je voulais qu’on
fasse une réunion avec toi, avec Christophe, avec les orgas
en fait, qui sont dans BDS, heu pour parler
un petit peu de  comment ça
se passe heu... et en fait j’ai saisi mon national parce
qu’il y a des propos sur une page FaceBook
de Saadia et de Husein que j’ai trouvé assez hallucinants… le truc
c’est que mon national s’est saisi de la
question et que je n’ai plus trop
la main dessus »(…)

Comme son interlocuteur proteste et lui fait remarquer qu’elle aurait dû en parler aux intéressés, en parler localement qu’on lui explique la maladresse, qu’il fallait qu’ils s’expliquent avec « son national » avant d’en arriver à une plainte qui n’avait pas lieu d’être etc. elle poursuit :

« (…) mais je n’y peut rien,
c’est mon national qui est saisi ,
je ne peux rien faire, Ce n’est pas moi qui décide
J’ai juste demandé moi , à mon national
qu’est-ce que c’était pour eux,
je ne leur ai pas demandé de porter plainte,
je ne les ai pas saisi de ça,  je ne l’ai pas fait, c’est eux qui ont décidé,
tout seuls… euh j’y peux rien quoi,
je sais pas comment te dire…J’en suis désolée parce que moi ce que
je leur ai dit, je leur ai dit que moi je voulais
qu’on discute localement (…) »

La présidente de la LDH34 dit explicitement qu’il n’est pas possible de se rencontrer pour s’expliquer car « son national », la LDH, a décidé de porter plainte. Ce qui ne l’empêchera pas de répandre l’information selon laquelle c’est le Comité BDSF34 et Saadia et husein qui ont refuser de dialoguer!!

Pourtant les faits sont là et incontestables. La LDH34 et la direction de la LDH ont refusé d’emblée toute discussion en vue d’un éclaircissement et d’une solution correcte du problème. Ils ont refusé d’entendre les arguments de Saadia et Husein, ils avaient leur constat d’huissier, la « faute » était consignée ils « tenaient leurs coupables » ! C’est un refus de s’expliquer avec les intéressés. Le procès était jugé avant même toute instruction ! Mais par contre : exigence répétées de reconnaissance de la « faute », de demande d’excuses, de démentis, de condamnations, de déclarations contre l’antisémitisme etc. Bien évidemment toutes ces initiatives devaient être publiques, puisque le but de l’opération était de laisser entendre (puisqu’ils s’excusaient et reconnaissaient de leur « faute ») qu’ils avaient été mélés à un problème d’antisémitisme.  La LDH pouvait ainsi salir publiquement ces deux camarades et à travers eux le Comité BDS France 34 qui menait la mobilisation de solidarité contre Israël en solidarité avec Gaza.

C’est seulement le 11 août que la présidente de la LDH a envoyé un mail sur la liste BDS et partenaires pour proposer une réunion début septembre (!!). une réunion non pas pour s’expliquer et trouver une issue au problème, non, une réunion : » afin de prendre une décision sur la situation de deux de ses membres et animateurs, Saadia et Hussein Abuzaid qui ont produit sur leurs pages facebook, début août, des propos que la LDH juge diffamatoires, antisémites et incitatifs à la haine raciale. » Ici encore le procès est jugé !! En sachant qu’elle avait demandé que BDSF34 prononce une exclusion publique de ces deux porte paroles.

En conclusion :

– Nous savons que Saadia et Husein ont immédiatement enlevés les posts le 6 août car jugés : »complotiste, antisémite, négationniste et totalement ahurissant. »

– Nous savons maintenant que c’est la LDH34 qui a refusé tout dialogue avec les intéressés, dialogue que le comité BDSF34 n’a cessé de réclamer lors de ces échanges téléphoniques.

– Nous savons que S. Mazas sait qu’ils ne sont pas antisémites et tous les témoignages dont ceux des militants juifs de l’UJFP l’attestent…

Et malgré tout ça ils sont poursuivis en correctionnelle par la LDH pour : « Contestation de crimes contre l’humanité, provocation publique à la commission de crimes ou délits, à la discrimination ou à la haine raciale – apologie du crime sur FaceBook ».

Ils sont l’objet d’une campagne de désinformation qui les fait passer pour des menteurs et des gens « politiquement douteux ». En plus ils risquent une condamnation injuste et infâmante.

Par ailleurs cette plainte a ouvert la porte aux associations sionistes, celles-là même qui attaquent régulièrement le mouvement de solidarité à la Palestine et même la LDH !! La LICRA, le BNVCA et Avocats sans frontières »,  se sont portés parties civiles aux côtés de la LDH contre Saadia et Husein et ensemble ils vont plaider contre deux porte-parole du BDSF34 !. A cause de cette plainte infondée, la liberté d’expression du Comité BDSF34 est aujourd’hui sérieusement menacée à Montpellier.

IMG_8310

Voila la lourde responsabilité de la LDH dans cette affaire et dans l’attaque en règle contre BDS.

Nous attendons de  la LDH qu’elle reconnaisse publiquement ses erreurs, qu’elle réhabilite Saadia et Husein et s’excuse auprès d’eux.

Qu’elle se retire comme partie civile de ce procès infâme et qu’elle mène campagne à nos côtés contre les vrais ennemis du Peuple Palestinien, contre ceux qui aux ordres de Netanyahou sont engagés dans une campagne haineuse contre le BDS Palestinien.

Montpellier le 6 juillet 2015

Publicités